Syndrome d'hyperOsmolarité hyperGlycémique (SHH) "coma hyperosmolaire"






Index

HyperG |  DID |  Acido-cétose |  Carence en Insuline  | 

 

Criteres Dg

Selon [Urgences2015]

Physiologie

Physiopathologie Etiologies

Cf. Carence en Insuline, hyperOsmolarité

Une hyperG survient chez tout type de Diabète (infantile, non connu...) et avec toute cause de décompensation du Diabète (infection, stress...)

Cs pour

Svt diabétique non connu comme tel.

Cs pour:

Histoires typiques: DNID dans 95% (svt considéré comme mineur):

Clinique

Latent prf 1 à 3 semaines!

1. Une intense desH2O globale voir Collapsus
2. Des signes neurologiques
— les troubles de la conscience allant de l'obnubilation au coma carus, sont bien corrélés au degré d'hyper-osmolarité
— il existe parfois des signes neurologiques en foyer : déficit moteur ou sensitif, asymétrie des réflexes, signe de Babinski, hémi-anopsie
— des crises convulsives sont fréquentes, souvent localisées, parfois même généralisées, aggravant le pronostic.
3. La température est variable. De l'hyperthermie d'origine centrale à l'hypothermie indépendamment de toute infection associée.
4. Des signes digestifs avec nausées, voire vomissements et douleurs abdominales sont fréquents.
5. Absence de signe de cétose : pas d'odeur acétonique de l'haleine, et l'absence d'acidose métabolique sévère, cétonurie BU absente ou discrète (des traces ou une croix d'acétone n'éliminent pas le diagnostic !), une glycosurie massive, et une glycémie capillaire au bout du doigt très élevée.

Demander

Résultats:

Risques

CAT

Prescription initiale: commencer par:

Remplir! Insuline uniquement si cétose ou si l'hyperG est encore présente après 5h de réhydratation [Urgences2015].

La prise en charge du SHH est en soi est très simple [Urgences 2008] : elle se résume à:

La difficulté provient du terrain souvent polypathologique sur lequel survient le SHH.

Pour commencer

Rules

L’objectif est de faire baisser la tonicité d’environ 24 mmol sur 24 heures [Urgences2015].

L’objectif est d’obtenir une glycémie autour de 10 mmol/l sans dépasser une baisse de 4 mmol/h.

Remplir

Sauf cétose > 1 mmol/l, la restauration de la volémie doit impérativement précéder l’insulinothérapie (qui concourt en plus à la baisse de la glycémie) [Urgences2015] qui n'est pas très précis sur la prescription "Il est hasardeux de proposer des recettes de perfusion applicables sans réflexion. "

Remplir: Colloïdes ou cristalloïdes?

si hypotension ou élévation de l’urée > 15 mmoles/L ou natrémie initiale > 145 mmoles/L : utiliser des colloïdes [Urgences 2008]
Les arguments contre l’emploi du sérum salé « isotonique » à 0,9 % sont : son moindre pouvoir de remplissage à volume égal et non prédictible en hyperosmolarité, la nécessité de multiplier au moins par trois les volumes pour un même effet, l’augmentation obligatoire de [Na] avec le risque de faire passer le malade en hyperosmolarité hypernatrémique pure, d’autant que l’insuline a une action antinatriurétique qui s’ajoute à la réabsorption du Na due à l’aldostérone tant que persiste une hypovolémie, la rétention de Cl, la possibilité de provoquer une acidose hyperchlorémique, le risque accru d’œdème pulmonaire par augmentation du volume interstitiel (perméabilité capillaire accrue, baisse de la pression oncotique, larges volumes utilisés)

colloïdes : 500 ml en 30 mn à 1 h [source?]

sinon

Sérum salé isotonique à 0,9 %, trois litres en trois heures et demie [Urgences 2011] :

Risques de la perfusion

Insuline

Pour l'ordre d'idée, un DID fait 12U avt de manger.

En SC: Protocole Actrapid SC

Mieux en IV: ACTRAPID ou HUMALOG IV au pse [Urgences2015]

A vérifier:

Risques de l'insuline

Potassium

L'apport de KCl se fait en fonction de la fonction rénale, de la diurèse (reprise, volume) et de l'évolution des chiffres de kaliémie sous traitement. Débuter l’apport ni trop tôt (oligo-anurie initiale), ni trop tard (dès que la diurèse reprend), sans attendre l’hypokaliémie mais sans commencer à l'hyperkaliémie. L’absence d’acidose et les moindres doses d’insuline utilisées que dans les céto-acidoses font que la quantité totale à administrer reste inférieure aux doses dans les céto-acidoses.

Version [Urgences2015]:

– si K > 5mmol/l : ne pas apporter de KCl ;
– si K < 3 mmol/l : apporter 2 g KCl en 1 h et contrôle immédiat NiS: c'est trop non?;
– si K < 3,5 mmol/h : 1 gKCl en 1 h et contrôle immédiat ;
– si K entre 3,5 et 5 mmol/l et absence d’oligurie : débuter par 2 g KCl/4 h et adapter.
L’apport de KCl se fait en fonction de la fonction rénale, de la diurèse et de l’évolution de la
kaliémie sous traitement.

Natrémie

HyperNa ou hypoNa

Les variations ne doivent pas être corrigées tant que la glycémie n'est pas normalisée

Dans le cas décrit ici, la natrémie mesurée était extrêmement basse à 104 mmol/l, pouvant à tort laisser croire à un état hypo-osmolaire. La natrémie peut être faussement basse en raison du flux osmotique constitué par les taux élevés de glucose qui entraîne un passage d'eau du compartiment intracellulaire vers le compartiment extracellulaire et donc une hyponatrémie.

Au début, la Na est normale voir prf basse. Puis la diurèse osmotique entraine une hyperNa qui témoigne d'un stade tardif avec desH20 globale.

L'hyperNa majore la tonicité du plasma et donc majore la desH20 intracellulaire et ses risques et signale un important déficit en eau, le corriger avec un liquide hypotonique (per os, par voie entérale ou intraveineuse) si par ailleurs la volémie est en voie de correction. Sinon une perfusion transitoire de sérum salé à 0,9 % (isotonique) est possible, relayé après 2 litres, par un soluté salé à 0,5 %. Lorsque la glycémie est stabilisée autour de 10 mmoles/l on peut s’aider des formules d’Adrogué et Madias (ne marche pas en cas d'hyperG) pour traiter la dysnatrémie résiduelle.

HBPM

L’augmentation du risque de maladie thromboembolique veineuse persiste jusqu’à 3 mois après un épisode de SHH!!!

Risques du traitement

Complications du traitement du SHH (Erreurs de prise en charge ++):

Surveillance/adaptation du traitement

Séquelles

Des séquelles encéphaliques et psychiques peuvent persister après récupération d'une conscience normale : détérioration intellectuelle, syndrome extra-pyramidal, état pseudo-bulbaire. Ces séquelles sont la conséquence de foyers hémorragiques et ischémiques secondaires aux variations de flux hydriques cérébraux et à l'hyperviscosité sanguine, plutôt qu'à l'hypernatrémie elle même.

Les erreurs classiques:

PAS de risque de: OAP, oedeme cérébral (c'est ds l'acidocétose)

Cas Cliniques

Sources